Les acheteurs individuels, les acheteurs individuels : ce sont eux qui font tourner le marché immobilier
Les célibataires conquièrent le marché immobilier belge : plus de la moitié des acheteurs immobiliers en Belgique sont célibataires.
Seul, indépendant et maître de ses propres choix. Le marché immobilier belge devient de plus en plus un terrain de jeu pour les célibataires. Aujourd’hui, plus de la moitié des primo-accédants achètent leur première maison seuls. Dans les grandes villes, ils sont même près de 7 sur 10 à franchir le pas en solo. Est-ce la fin du cliché du primo-accédant qui cherche une maison avec son partenaire ? Peut-être bien.
La montée en puissance des acheteurs individuels
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Une étude conjointe de Belfius Banque et d'Immoweb révèle que 54 % des crédits immobiliers destinés à l'achat d'une première résidence sont accordés à des personnes seules. Anvers arrive en tête avec 69 %, suivie de Bruxelles et de Liège avec 67 % chacune. Gand, Malines, Ostende, Hasselt et Louvain affichent également une nette préférence des célibataires pour leur première habitation. En dehors des grandes villes, la part se situe autour de 50 %, mais le constat est clair : l'acheteur célibataire est là pour rester.
Pourquoi cette tendance ? Le nombre de ménages d'une seule personne augmente depuis des années et de plus en plus de personnes choisissent délibérément l'indépendance. Forts d'un revenu élevé, d'ambition et d'attentes claires en matière de logement, ils osent franchir le pas en solo.
Fonds propres et choix judicieux
Les célibataires sont confrontés à un défi : ils ne disposent souvent que d'un seul revenu, alors que les couples en ont deux pour rembourser leur prêt. C'est pourquoi un apport personnel plus important est nécessaire. Seuls 20 % des acheteurs célibataires empruntent plus de 90 % du prix d'achat. En Flandre et à Bruxelles, il est souvent impossible d'acheter un logement sans épargne, alors qu'en Wallonie, 33 % des acheteurs célibataires y parviennent.
Mais le revenu médian plus élevé des célibataires – 2 500 euros contre 2 300 euros pour les couples – leur permet tout de même de joindre les deux bouts. Résultat ? Les célibataires achètent en moyenne des logements moins chers, souvent des appartements, dont le prix médian s'élève à 240 000 euros, contre 338 000 euros pour les couples.
À quoi faut-il faire attention lorsqu'on achète seul ?
Vous êtes célibataire et vous rêvez d'acheter votre premier logement ? C'est le moment de saisir votre chance. Fixez-vous un budget réaliste, prévoyez un apport personnel conséquent et faites preuve de souplesse quant au type de logement et à son emplacement. Les appartements dans les grandes villes sont très prisés, mais les petites villes et les banlieues offrent également des alternatives intéressantes.
Avec une stratégie et une préparation adéquates, un acheteur célibataire peut réussir à acheter son premier logement tout aussi bien qu'un couple. Le marché évolue, et l'acheteur célibataire saisit les opportunités à deux mains.
La conclusion est claire : depuis longtemps déjà, le marché immobilier n'est plus réservé aux couples. Les célibataires prouvent qu'avec de la détermination, de la discipline financière et un brin d'audace, il est tout à fait possible d'acheter son premier logement en toute autonomie. Le marché immobilier évolue, et les acheteurs célibataires contribuent à cette évolution.