Entretien avec le PDG : L'avenir du marché immobilier en Belgique
Autour d'une table avec Thomas Valkeniers, PDG, pour discuter du marché immobilier belge : défis, opportunités et force de notre réseau régional. Découvrez cet entretien passionnant !
Nous sommes confortablement installés à table, une tasse de café fumante entre les mains, et nous nous plongeons dans une conversation passionnante sur le marché immobilier belge. Notre convive ? Nul autre que Thomas Valkeniers, PDG et force motrice de notre réseau régional d’agences immobilières. Ensemble, nous prenons une gorgée de café et nous nous plongeons dans un marché immobilier en pleine mutation qui, malgré les défis, résiste bien et offre de nombreuses opportunités. Installez-vous confortablement et c’est parti !
Le marché immobilier belge est souvent décrit comme un modèle de stabilité par rapport à celui des pays voisins. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce qui caractérise cette stabilité et sur les raisons pour lesquelles la Belgique se distingue des autres marchés ?
Thomas Valkeniers : « Tout à fait, c'est un point très intéressant. La stabilité du marché immobilier belge est sans aucun doute un atout. Si l'on compare avec des pays comme l'Allemagne, la France et les Pays-Bas, on constate que la Belgique a connu moins de fluctuations de prix. Cela en fait une destination attractive pour les investissements immobiliers, même en période de correction. »
Selon vous, quels sont les principaux facteurs qui contribuent à cette stabilité et pourquoi les prix de l'immobilier en Belgique restent-ils généralement moins exposés aux fluctuations extrêmes ?
« C'est vrai, le marché immobilier belge fait effectivement preuve de stabilité par rapport à certains autres pays, et cela peut s'expliquer en partie par notre système fiscal. En Belgique, l'achat et la vente de biens immobiliers entraînent en effet des frais importants, tels que les droits d'enregistrement. Par rapport à l'Angleterre, par exemple, où ces coûts sont moins élevés, cela peut effectivement influencer la propension des gens à négocier des biens immobiliers. Ces coûts plus élevés peuvent entraîner une baisse du nombre de transactions, ce qui, à son tour, peut contribuer à la stabilité du marché. »
Cette stabilité peut également être attribuée à plusieurs autres facteurs. Tout d'abord, nous adoptons une approche traditionnellement prudente en matière de financement immobilier, ce qui freine la spéculation et prévient le surendettement. De plus, les fluctuations de prix en Belgique sont généralement moins extrêmes que dans d’autres pays, ce qui signifie que notre marché est moins sensible aux chocs soudains. Il existe également une culture profondément enracinée de l’accession à la propriété en Belgique, ce qui stabilise les prix, car les gens persistent généralement dans leur quête d’un logement, même en période d’incertitude.
Malgré les défis actuels, tels que la hausse des taux d'intérêt et les tensions géopolitiques, le marché immobilier belge reste remarquablement stable. Pouvez-vous nous en dire plus sur la manière dont Living Stone fait face à ces défis et nous donner quelques conseils à l'intention des acheteurs et investisseurs immobiliers potentiels en cette période ?
« Certes, il est vrai que le marché connaît quelques difficultés, mais nous restons résilients. Notre priorité est d'apporter de la valeur ajoutée à nos clients, tant en termes d'investissements immobiliers de qualité que de conseils d'experts. Pour les acheteurs et investisseurs potentiels, il est important d’être conscient des avantages à long terme de l’immobilier et de ne pas se laisser décourager par des fluctuations temporaires. La possession d’un bien immobilier reste un investissement solide à long terme et nous vous conseillons de bien vous renseigner, de planifier et de collaborer avec des experts afin de prendre des décisions mûrement réfléchies qui correspondent à vos objectifs financiers. »
Les dernières prévisions d'ING concernant le marché immobilier belge (étude immobilière d'août 2023) indiquent que les prix de l'immobilier en Belgique devraient baisser de 3 % au cours du second semestre. Qu'en penses-tu ?
« La baisse des prix prévue constitue sans aucun doute une évolution intéressante. Même si une baisse de 3 % peut sembler importante, il faut garder à l'esprit que le marché immobilier belge est resté historiquement stable, même en période de fluctuations économiques. Il est important de comprendre que cette correction résulte de la hausse des taux d'intérêt et de l'allongement des délais de vente, qui constituent des défis temporaires. Si les prix devaient effectivement baisser de 3 %, il faudrait replacer cela dans le contexte des hausses considérables que le marché immobilier belge a connues ces dernières années. »
On dit que les biens immobiliers ayant une mauvaise note EPC seront les plus exposés à une baisse des prix. Qu'est-ce que cela signifie pour les investisseurs ?
« Il est vrai que les biens immobiliers affichant un mauvais score EPC devraient être davantage touchés par la baisse des prix. Pour les investisseurs, cela signifie qu’il est important de prêter attention à l’efficacité énergétique des investissements immobiliers. Les logements neufs semblent mieux résister à cette correction des prix, ce qui pourrait offrir de nouvelles opportunités aux investisseurs. »
Comment les investisseurs immobiliers peuvent-ils tirer parti de la situation actuelle en Belgique ?
« Lorsque le marché de la vente est en perte de vitesse, on constate souvent que davantage de personnes choisissent de rester sur le marché locatif, ce qui peut accroître la demande de logements locatifs. Cela peut rendre le marché locatif plus attractif pour les investisseurs. C'est le moment idéal pour envisager d'investir dans des logements locatifs, car la demande pourrait augmenter, ce qui pourrait se traduire par un retour sur investissement favorable. »
De plus en plus de Belges envisagent de rénover leur logement afin d'en améliorer l'efficacité énergétique. Selon toi, comment cette tendance influence-t-elle le marché immobilier ?
« L'accent mis sur l'efficacité énergétique constitue une évolution positive, tant pour l'environnement que pour les investisseurs immobiliers. La demande croissante en matière de rénovation peut offrir de nouvelles opportunités dans le secteur de la construction et de la rénovation. Il est essentiel que les professionnels de l'immobilier prennent conscience de cette tendance et explorent les possibilités de soutenir des projets axés sur l'efficacité énergétique. »
Il semble également qu'il y aura davantage de marge de négociation dans les mois à venir et que les jeunes acheteurs pourraient bien faire de bonnes affaires. Que conseilles-tu à ce public ?
« C'est en effet une bonne nouvelle pour les jeunes acheteurs. Je leur conseillerais de bien se préparer et de rechercher activement les opportunités. Avec un marché à la baisse, ils auront peut-être davantage de chances de trouver la maison de leurs rêves à un prix plus attractif. Il est toutefois essentiel qu'ils continuent à privilégier leur stabilité financière et se fixent des objectifs réalistes. Une bonne affaire, c'est formidable, mais elle doit tout de même s'inscrire dans leur budget et leurs projets à long terme. Alors, soyez déterminés, faites vos recherches et restez patients, et qui sait, vous trouverez peut-être bientôt la maison idéale à un prix intéressant.
Et pour conclure, gardez à l'esprit les trois aspects les plus importants lors de l'achat d'un bien immobilier : l'emplacement, l'emplacement et l'emplacement. L'emplacement de votre bien détermine en grande partie son attrait sur le marché. Ne faites jamais de compromis sur l'emplacement.
Un grand merci, Thomas, pour ces précieuses informations sur la situation actuelle du marché immobilier belge ainsi que sur les opportunités et les défis qui s'offrent aux investisseurs. Vous avez vous-même des questions sur l'immobilier ? N'hésitez pas à passer dans l'une de nos agences immobilières. Nos portes vous sont grandes ouvertes. À bientôt !